ANALYSE DE L’OCCUPATION ET USAGES DES TERRES SUR L’AXE DAOUKRO-BONGOUANOU (CÔTE D’IVOIRE)
Auteur.e.s: Laurent Kouassi KOUAKOU, Amédée Bosson KOUAME, Boris Aubin Kouassi KOUADIO, Béh Ibrahim DIOMANDE, Diakité MOUSSA.
Depuis les années 1960, la Côte d’Ivoire connaît un recul des surfaces forestières au profit des espaces humanisés à cause de l’implantation des cultures de rente et vivrières. L’axe Daoukro-Bongouanou n’est pas en marge de cette dégradation. Les communautés humaines ont surexploité les milieux naturels, la régénération du sol se fait mal et on aboutit à la savanisation, ce qui a aggravé les problèmes de dégradation des terres cultivables. Cela s’observe à travers leurs équipements socio-économiques. Ces installations ont connu des mutations. Qu’est-ce qui caractérise la dynamique des occupations et usages des terres sur l’axe Daoukro-Bongouanou ? L’objectif de cette recherche est d’analyser l’occupation du sol et l’usage des terres sur l’axe Daoukro-Bongouanou de 1988 à 2018. La méthodologie s’est appuyée sur une approche cartographique, analytique basée sur l’utilisation de la télédétection et des systèmes d’information géographique (SIG). La réalisation de cette étude a nécessité le recours à des données satellitaires, cartographiques et des enquêtes de terrain. Les résultats indiquent une transformation du milieu naturel sur l’axe Daoukro-Bongouanou par les activités anthropiques. Ainsi, l’axe initialement constituée de forêts et de savanes s’est dégradée au profit des espaces humanisés (cultures/jachère, habitats/sols nus) de 1988 à 2018. L’analyse indique que de 1988 à 2018, la transformation du milieu évolue à un rythme rapide. Les cultures et jachères sont passées de 133618,59 ha à 114233,04 ha. Les espaces boisés ont régressé au dépend des bâtis. Les zones moins dégradées sont passées de 136932,27 ha à 5556,48 ha de 1988 à 2018. On assiste à une pression humaine sur le milieu et une dégradation du couvert végétal.
5 – 01-12-2022