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Auteur(s):
ASSI Lordia Florentine.
Pages :
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ANALYSE DIACHRONIQUE DE L’OCCUPATION DU SOL À KATIALI ET DIANRA ENTRE 1990 ET 2020 (NORD, CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Le Nord de la Côte d’Ivoire connaît des changements au niveau spatial. En effet, depuis la mise en
œuvre de la politique de diversification économique, les activités telles que l’agriculture, la foresterie,
l’exploitation minière, la pêche, l’élevage ont contribué à redonner un nouveau visage à l’espace. Mais
quelle est la situation de Katiali et Dianra dans cette zone septentrionale ? Sur la base d’études de cas
pour les localités de Katiali et Dianra, ce travail vise à faire l’état des lieux de la dynamique d’occupation
de l’espace durant trois décennies. Une approche méthodologique combinant analyse de données
satellitaires Landsat 5 et 8 des années 1990 et 2020 téléchargées, entretiens et focus groups discussion
avec les acteurs et 150 relevés de terrain in situ à l’aide de GPS a été adoptée. Les résultats
cartographiques montrent que les populations locales se tournent de plus en plus vers l’agriculture. En
effet, l’espace de Katiali et Dianra a connu de profondes mutations en 30 ans. L’on observe
principalement une régression significative de presque 13% de la classe « savane » passant de 47% en
1990 à 34% en 2020 au profit surtout de la classe « espace agricole » de 17% en 1990 à 35% en 2020
suite aux extensions de vergers d’anacardiers et de jardins maraîchers. Cependant, les populations
locales sont confrontées à de nouveaux défis notamment l’activité de l’orpaillage dont les conséquences
restent considérables.
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Auteur(s):
SORY IBRAHIMA KOITA .
Pages : 11-23
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L’APPORT DE L’ELEVAGE FAMILIAL DES POULETS DANS L’AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE DES POPULATIONS URBAINES : CAS DE LA COMMUNE I DU DISTRICT DE BAMAKO AU MALI
Résumé de l’article
Malgré les contraintes qu’impose l’urbanisation, à Bamako, en Commune I, les populations restent
toujours attachées à l’élevage familial des poulets. Concernant l’élevage moderne, il est fait avec des
équipements appropriés. Pour l’élevage traditionnel, les éleveurs utilisent des moyens rudimentaires.
Cette activité est pratiquée pour des raisons d’ordre économique, pour assurer les besoins de la famille
en protéines animales et pour des raisons socio-culturelles. Ce qui montre le rôle combien important de
l’élevage des poulets. La méthodologie a d’abord porté sur la recherche documentaire. Ensuite, les outils
d’enquêtes, que sont : le questionnaire et le guide d’entretien ont été élaborés et administrés à la
population cible. Pour l’échantillonnage quantitatif, nous avons utilisé la technique de « boule de neige
» afin d’obtenir l’échantillon de 60 éleveurs. Le guide d’entretien a permis d’interviewer 6 acteurs de
cette chaîne de production. L’étude a permis d’avoir des résultats probants. Il ressort que 51,70 % des
enquêtés pratiquent l’élevage des poulets pour l’autoconsommation. 46,70% des enquêtés utilisent les
revenus issus de cette activité pour l’achat des besoins alimentaires. 40% des éleveurs utilisent les
revenus de l’élevage comme fonds de commerce. 16% des enquêtés affirment avoir utilisé leurs revenus
pour la prise en charge des soins de santé de la famille. 10% des enquêtés affirment avoir utilisé les
revenus obtenus pour payer les frais d’études de leurs enfants. Seulement, 8% des enquêtés ont utilisé
leurs revenus pour se procurer un lot à usage d’habitation.
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Auteur(s):
Rock MEYA, Moussa GIBIGAYE, Josias ADEGNANDJOU, Sènangla Franco-Néo Camus DJESSONOU, Rock Christian JONHSON, Toussaint VIGNINOU.
Pages : 24-37
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CONTRAINTES AUX MÉCANISMES DU FINANCEMENT DES SOINS DE SANTÉ DANS LE DÉPARTEMENT DES COLLINES (BENIN, AFRIQUE DE L’OUEST)
Résumé de l’article
La promotion des offres de santé conduit à approfondir les connaissances actuelles sur les processus de
financement des soins de santé dans le département des Collines. La présente recherche analyse les
mécanismes et les contraintes au financement des soins de santé dans le département des Collines.
La démarche méthodologique utilisée a combiné la recherche quantitative et qualitative. Les données
économiques et sanitaires ont été analysées au moyen d’outils statistiques appropriés (indice et ratio).
De plus, 456 personnes ont été questionnées. Le traitement des données a été réalisé à l’aide des logiciels
SPSS 17.0 et ArcGis 10.3.
Les résultats montrent que le budget de l’Etat (47 % des enquêtés) constitue la principale source du
financement des soins de santé suivie des PTF (25 %), ressources propres des hôpitaux (12 %), assurance
maladie (10 %) et des collectivités locales (6 %). Par contre, la multiplicité des sources de financement
(55 % des personnes interviewées), les mécanismes de paiement inefficaces (10 %) et les difficultés de
coordination (35 %) entravent le financement des soins de santé dans le secteur de recherche.
L’indisponibilité de kits de césarienne (32 % des enquêtés), l’indisponibilité du stock tampon en
médicaments et consommables médicaux (46 %), l’absence d’une liste dynamique des indigents (13 %)
et la faible capacité financière des formations sanitaires (9 %), la centralisation des décisions (47 % des
personnes interrogées), la multiplicité des acteurs (42 %) freinent la politique de gratuité des soins de
santé.
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Auteur(s):
Tranquillin YADOULETON, Hervé KOMBIENI.
Pages : 38-53
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MALADIES NON TRANSMISSIBLES ET PARCOURS DE SOINS DANS LE DOUBLET URBAIN COTONOU – ABOMEY-CALAVI AU SUD DU BÉNIN
Résumé de l’article
L’émergence des maladies non transmissibles conduit progressivement les populations urbaines dans
une situation de vulnérabilité sanitaire. La présente recherche se propose d’étudier l’influence des
facteurs sociodémographiques sur les parcours de soins face à ces maladies dans le doublet urbain
Cotonou – Abomey-Calavi. La démarche méthodologique a conduit à recueillir des informations aux
moyens de la recherche documentaire et des entretiens sur le terrain avec les catégories d’acteurs. La
taille de l’échantillon a été fixée respectivement suivant le principe de saturation empirique et la formule
de Cochran. Au total, 58 entretiens semi structurés ont été effectués auprès des praticiens de la médecine
et des autorités sanitaires identifiés par choix raisonné, ainsi que 761 questionnaires adressés aux chefs
de ménages (409) et personnes ayant reçu un diagnostic de MNT (352). Le test du Khi-deux a servi à
comparer les caractéristiques sociodémographiques et les recours aux soins. La régression logistique
multinomiale a permis d’apprécier les interrelations et la contribution des variables
sociodémographiques aux recours aux soins. Il ressort des résultats que les soins modernes constituent
le premier recours (37,2 %), suivis de l’automédication (34,4 %) et des soins traditionnels (28,4 %). Les
déterminants du recours aux soins sont : le sexe, la religion, l’âge, le niveau d’instruction, la catégorie
socioprofessionnelle, la taille du ménage, le milieu et la durée de résidence, le niveau de revenu et la
situation financière. Toute action de lutte contre les MNT devra intégrer les dynamiques spatiales,
démographiques, sociales et environnementales, ainsi que les représentations culturelles de la santé.
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Auteur(s):
Seydou A TOGOLA, Yakouréoun DIARRA.
Pages : 54-62
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DEFIS DE GESTION DES DECHETS SOLIDES DANS LE CERCLE DE MACINA, REGION DE SEGOU AU MALI
Résumé de l’article
Les facteurs de l’accroissement démographique, de l’expansion urbaine et de développement des
activités socio-économiques ainsi que ceux liés aux mutations des modes de vie et de consommation
engendrent un grand gisement de production de déchets solides ménagers. La population du cercle de
Macina qui aspire à une dynamique de développement susceptible d’améliorer leur futur, est confrontée
à un problème d’insalubrité affectant la qualité de l’environnement et le cadre de vie. L’étude vise à
cerner les défis de la gestion des déchets solides dans le cercle de Macina. La méthodologie utilisée est
celle combinant la démarche quantitative et qualitative. A cet effet, trois (3) modes de collecte de
données ont été mobilisés : l’analyse documentaire, l’observation directe et les enquêtes de terrain. Le
travail de collecte de données a été effectué au moyen des questionnaires et des guides d’entretien et
autres outils (GPS, appareil photo). La technique d’échantillonnage adoptée dans cette étude s’est basée
sur la méthode aléatoire simple. Un échantillon de 335 ménages, reparti entre les sites choisis, a été
retenu. Le guide d’entretien a concerné plus de neuf (9) personnes issues des acteurs en charge de la
gestion des déchets. Le traitement des données a consisté à l’utilisation des logiciels SPSS, QGIS et à
l’analyse des discours. Les résultats montrent une diversité de modes de collecte et de gestion des
déchets solides, un déficit d’organisation des acteurs, une insuffisance des moyens dans le ramassage et
des dépôts de transit. Les types de déchets se focalisent sur les déchets ménagers, électroniques et
hospitaliers. L’inapplication des textes réglementaires, l’insuffisance des dépôts de transit et l’absence
de décharge finale constituent un handicap dans la gestion des déchets solides.
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Auteur(s):
Mamadou LOMPO, Henri Sourou TOTIN VODOUNON, Léocadie ODOULAMI.
Pages : 63-79
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IMPACT DE LA VARIABILITE DES PARAMETRES AGROCLIMATIQUES SUR LES PRODUCTIONS CEREALIERES DANS LA BOUCLE DU MOUHOUN (BURKINA FASO)
Résumé de l’article
Au Burkina Faso, l’agriculture occupe plus de 80 % de la population active mais l’autosuffisance
alimentaire n’est pas encore atteinte. Cette situation s’explique par la forte dépendance de l’agriculture
à la pluviométrie qui est soumise à de fortes variations. Il est alors enregistré une fluctuation
interannuelle des productions agricoles. Ainsi, est-il nécessaire de comprendre la relation climatagriculture pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Cette étude vise à analyser les effets induits
de la variabilité des paramètres agroclimatiques sur les productions céréalières de la Boucle du
Mouhoun. La démarche méthodologique a consisté à combiner une analyse des coefficients de
détermination R² à celle des matrices de corrélation pour établir un lien entre ces deux paramètres
étudiés.
Ainsi, les graphiques de corrélation réalisés révèlent qu’il y a une grande dispersion des nuages de points
quasiment pour toutes les productions céréalières (mil, maïs, sorgho) ; ce qui montre la faiblesse de la
corrélation malgré son existence. La réalisation de la matrice des corrélations indique qu’il existe une
corrélation globalement faible parfois négative entre ces deux paramètres. En effet, elle est positive mais
faible entre les productions céréalières et tous les paramètres agroclimatiques sauf pour les dates de
début de pluies qui sont négativement corrélées avec le mil (r = −0,21), le maïs (r = −0,38), le sorgho (r
= −0,26). Un démarrage normal des pluies avec une bonne répartition temporelle et une fin tardive de
celle-ci entrainent un prolongement de la longueur de la saison ce qui permet aux cultures de boucler
leurs cycles végétatifs d’où l’obtention de bonnes productions.
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Auteur(s):
Hadiza KIARI FOUGOU.
Pages : 80-89
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GOUVERNANCE FONCIERE AUTOUR DU PERIMETRE IRRIGUE PUBLIQUE DE DJIRATAWA : ENTRE DIAGNOSTIC D’ACCES ET CONFLITS D’USAGE
Résumé de l’article
L’accès au foncier irrigué reste un facteur essentiel pour la production de ressources alimentaires. A
l’échelle mondiale, un cinquième de la superficie totale cultivable est disponible à l’activité d’irrigation.
Cependant, notre étude cherche à analyser les modes et les règles d’attribution ainsi que les rapports
d’usage foncier existants au niveau du périmètre irrigué de Djiratawa, au Niger. Ainsi, à l’issue de cette
étude, une méthode qualitative a été choisie afin de faire une analyse profonde du phénomène étudié.
Deux sources de données ont été collectées afin de vérifier la crédibilité des résultats. La saturation et
l’échantillonnage purposive sont utilisés pour déterminer les individus d’étude. L’entretien semistructuré et d’expert ont été adressés aux informateurs en tenant compte de leur profil. En somme, 40
personnes ont été interviewées dont 37 agriculteurs et 3 personnes-ressources. Ainsi, les données sont
analysées en suivant le modèle d’analyse de Cresswell intitulé « processus d’analyse de contenu » tandis
que le logiciel QGIS-OSGeo4W-3.24.1-1 est mobilisé pour établir la carte de la zone d’étude. Les
résultats de cette étude montrent qu’il existe deux modes d’accès au foncier : le mode formel et informel,
deux types de maintenance sont identifiés au niveau du périmètre : la maintenance technique et
l’entretien des canaux. En plus, divers conflits fonciers surviennent dans le périmètre : le conflit
homogène ou celui agriculteur-agriculteur et le conflit hétérogène ou agriculteurs-éleveurs. En sus, deux
voies sont utilisées dans la régulation de ces différends : la voie traditionnelle et la voie moderne.
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Auteur(s):
Jean-Luc MOUTHOU, André Wilfrid LANDA, Sabas Frame SENGO MANIOKO.
Pages : 90-106
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KILOMETRE 4, UN QUARTIER PRÉCAIRE DE POINTE-NOIRE (RÉPUBLIQUE DU CONGO)
Résumé de l’article
Le présent travail analyse les caractéristiques de la précarité du quartier KM4. Pour atteindre cet objectif,
une méthodologie adoptée qui s’est focalisée sur la recherche documentaire a été complétée par
l’enquête de terrain. Celle-ci a permis d’administrer un questionnaire à 162 chefs de ménages obtenus
par la méthode probabiliste basée sur un tirage de 10%. L’étude révèle que la plupart des chefs de
ménages sont des locataires vivant dans un quartier sous-équipé, issus des migrations internes et
exercent dans l’informel avec de modiques revenus qui ne leur permettent pas de se prendre
concrètement en charge. Les corollaires d’une telle situation sociale sont leur installation sur des sites
vulnérables à l’inondation surtout, leur utilisation des matériaux non durables pour la construction des
murs des habitations, de la clôture, des toilettes et des douches, et la dégradation de leur environnement.
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Auteur(s):
KONE Kapiéfolo Julien.
Pages : 107-118
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PROBLÉMATIQUE ET INTÉRÊT DE LA GESTION INTELLIGENTE DES DÉCHETS URBAINS À KORHOGO (NORD-EST DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
À Korhogo la gestion des déchets urbains constitue un véritable goulet d’étranglement pour les pouvoirs
publics. Face à une urgence environnementale qui nécessite la transition vers des villes durables, la
gestion intelligente des déchets qui place la technologie au service de la qualité de vie des citadins est
nécessaire. Cet article vise alors à comprendre le mécanisme de gestion des ordures dans la ville de
Korhogo. Pour atteindre cet objectif, nous avons utilisé une méthodologie basée sur la recherche
documentaire et les enquêtes de terrain. Ces enquêtes sont dirigées vers les acteurs responsables de
l’assainissement de la ville. Le traitement des données s’est fait à l’aide des logiciels Excel, Qgis 3.32.
et Kobotolbox.
Les résultats révèlent que la ville de Korhogo dispose d’un arsenal logistique classique très
impressionnant et des acteurs divers dans la gestion des déchets. Toutefois à part la numérisation des
points de décharge des ordures et les échanges téléphoniques entre différents acteurs, l’intervention des
outils et équipements numériques dans la gestion intelligente est loin d’être une réalité à Korhogo. Ainsi,
le manque de projets ambitieux de gestion intelligente des déchets fait que Korhogo est toujours
confronté à l’insalubrité liée l’inefficacité des stratégies de collecte et de traitement des déchets.
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Auteur(s):
Antoine Yapo GBOCHO.
Pages : 119-132
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DYNAMIQUE DÉMOGRAPHIQUE, POLITIQUE FONCIÈRE ET ACCÈS AU LOGEMENT LOCATIF ET DE PLEINE PROPRIETE DANS LA VILLE DE SAKASSOU (Centre de la Côte d’Ivoire)
Résumé de l’article
Sakassou, ville située au centre de la Côte d’Ivoire dans la région du Gbêkê, connaît depuis le début des
années 2000 une transformation démographique notable.
Jadis centre administratif et traditionnel du royaume Baoulé, la ville tend aujourd’hui à s’urbaniser
rapidement sous l’effet combiné d’une dynamique démographique continue, alimentée par une forte
natalité et des flux migratoires internes, notamment en provenance des villages environnants.
Cette concentration croissante de la population accentue une pression sur les infrastructures urbaines,
particulièrement dans le secteur de l’immobilier.
Cet article a pour objectif d’évaluer l’impact de la croissance démographique et de la politique foncière
sur l’accès au logement à Sakassou.
Pour y parvenir, une méthodologie reposant sur l’exploitation des données issues de l’INS, du service
technique de la mairie et de la Direction départementale de la Construction, du Logement et de
l’Urbanisme de Sakassou a été adoptée.
Ces données ont été complétées par une enquête par questionnaire réalisée auprès de 326 chefs de
ménage issus de 09 quartiers de la ville de Sakassou.
Les résultats obtenus montrent des logements de plus en plus surpeuplés. En effet, près de 42% des
ménages vivent dans des habitations comptant plus de sept personnes par pièce, contre une norme de
deux à trois personnes selon les standards nationaux et internationaux.
L’analyse fait également ressortir que la dynamique démographique est citée comme principale cause
du déficit de logements par 54% des enquêtés, tandis que 46% pointent la mauvaise gestion du foncier
urbain comme un obstacle majeur à l’accès au logement à Sakassou.
La réponse aux défis que posent les problèmes de logement à Sakassou passe par la coordination entre
tous les acteurs impliqués dans l’immobilier de la ville.
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Auteur(s):
Zady Edouard ZOGBO .
Pages : 133-148
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MAREYAGE ET AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE DE LA FEMME RURALE DANS LA SOUS-PREFECTURE DE GAGNOA (CENTRE OUEST DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
En Côte d’Ivoire, la situation des femmes est caractérisée par un taux de pauvreté et d’analphabétisme
élevé. Ainsi, pour garantir leur liberté financière et améliorer leur condition de vie ainsi que celle de leur
famille, les femmes s’adonnent à la pratique des activités génératrices de revenus dont le mareyage.
Cette activité consiste à la collecte, la transformation et la commercialisation du poisson. Cette étude de
cas, vise à montrer l’impact du mareyage sur les conditions de vie des femmes à l’échelle de la souspréfecture de Gagnoa. La méthodologie combine une approche quantitative et qualitative. Ainsi,
l’observation, les entretiens ainsi que des enquêtes par questionnaires ont permis de collecter un éventail
de données qui ont servi de base à la présente étude. Les enquêtes par questionnaires ont permis
d’interroger cent vingt (120) femmes reparties dans cinq (5) localités de l’espace d’étude. Les résultats
ont révélé que le mareyage dans la sous-préfecture de Gagnoa est caractérisé par la prédominance des
femmes non alphabétisées (51%) qui ont de longues années d’expérience (8,77 ans en moyenne) dans
l’activité. Par ailleurs, le mareyage constitue une source de revenu et d’emploi (28%) pour les femmes
de ce domaine. L’étude a abouti à la conclusion que le mareyage, au-delà d’être une simple activité
économique constitue un puissant facteur de cohésion sociale et une source d’autonomisation aussi bien
économique que sociale de la femme dans la sous-préfecture de Gagnoa.
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Auteur(s):
Abdoulaye ADAMOU, Mamane Sani SALAOU MAKERI, Harou ABDOU.
Pages : 149-164
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EMERGENCE DU DEBAT PUBLIC DANS LA PLANIFICATION URBAINE A ZINDER (NIGER) : EXEMPLE DE LA CONSULTATION CITOYENNE INITIEE PAR LA VILLE DE ZINDER DANS LE CADRE DE L’ELABORATION DU SCHEMA DIRECTEUR D’AMENAGEMENT ET D’URBANISME (SDAU 2022-2040)
Résumé de l’article
L’étude porte sur l’émergence du débat public initié par la ville de Zinder dans le cadre de l’élaboration
du Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU 2022-2040). Une réflexion autour du
débat public est d’autant plus nécessaire que cet aspect a longtemps manqué au Niger malgré la
décentralisation, dont le processus est amorcé avec les élections locales du 24 juillet 2004. La question
fondamentale de cette étude est : comment l’émergence du débat public, à travers la consultation
citoyenne, peut-elle favoriser la construction d’une vision commune basée sur des priorités partagées
par les habitants et les dirigeants de la ville de Zinder, dans le cadre de l’élaboration du SDAU 2022-
2040 ?
L’objectif de l’étude est d’analyser la contribution de la consultation citoyenne dans la construction
d’une vision commune du développement urbain à Zinder. La méthodologie repose sur une approche
qualitative dans la perspective d’une recherche-action, car s’appuyant sur un débat public concret. En
effet, la recherche s’est faite sur la base d’une observation participante au niveau des débats en plénière
tenus dans l’enceinte des arrondissements communaux de la ville de Zinder, dans la cour du sultanat et
dans l’amphithéâtre 1 de l’Université André Salifou (UAS). Les plénières regroupent les différentes
catégories socio-professionnelles de la ville. L’étude montre que la consultation citoyenne a libéré la
parole en permettant aux populations d’exposer leurs préoccupations et leurs priorités et de faire des
propositions en vue d’assurer une qualité de vie favorable pour tous.
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Auteur(s):
ABDOU SOULEY Laila, , ADAMOU Mahaman Moustapha, , ALASSANE HADO Halidou.
Pages : 165-182
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DYNAMIQUE DE L’OCCUPATION DU SOL EN MILIEU URBAIN SAHELIEN : CAS DE LA VILLE DE NIAMEY DE 1984 A 2023 (REPUBLIQUE DU NIGER)
Résumé de l’article
Le développement accéléré des zones urbaines au cours des dernières décennies se traduit par une
mauvaise organisation de l’espace. En 65 ans, la population de Niamey multipliée par 50 passant de 30
000 habitants en 1960 à 1 492 414 habitants en 2024. Elle croit au rythme annuel de 3,9% soit un
doublement de la population tous les 18 ans. L’extension de la ville a aussi été rapide : en 1970, Niamey
couvrait 1 367 ha et plus de 10 000 ha aujourd’hui. L’occupation et l’utilisation incontrôlées des sols
s’accompagnent d’un accroissement des surfaces imperméables qui constituent l’une des causes les plus
courantes des inondations urbaines. L’objectif de cette étude est d’étudier l’impact de la dynamique du
changement d’occupation des sols dans l’aggravation des risques liés aux inondations dans la ville de
Niamey. La méthodologie utilisée a consisté à une classification supervisée avec le maximum de
vraisemblance des images Landsat des années 1984, 2003 et 2023 pour la cartographie de l’occupation
du sol. Ensuite, les changements des classes d’occupation des sols ont été évalués à partir des taux de
changement et de la matrice de transition. Les principaux résultats ont révélé une nette progression des
surfaces bâties qui ont presque doublé de 1984 à 2003 et de 2003 à 2023 ; passant de 10,77 à 18,15%
puis de 18,15 à 33,38% de la superficie totale de la ville contre une régression des unités « culture
pluviale et ceinture verte » qui ont respectivement chuté de 45,74 à 38,36 % puis de 38,36 à 15,07% et
de 3,92 à 2,57% puis de 2,57 à 1,91%. En somme, l’étude montre que la ville de Niamey est marquée
par un étalement urbain qui progresse vers la périphérie et une densification des espaces urbanisés au
centre de la ville. Ceci rend artificiel le fonctionnement hydrologique causant une augmentation du
ruissellement et le risque d’inondation.
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Auteur(s):
Konan Norbert KOFFI .
Pages : 183-200
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AUTONOMIE FINANCIERE ET DEVELOPPEMENT LOCAL DANS LA COMMUNE DE BOUAKE (CENTRE- CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
La Côte d’Ivoire a intégré la décentralisation dans son programme de développement, favorisant
l’émergence de collectivités territoriales qui devrait être financièrement autonomes. Force est de
constater que celles-ci peinent à atteindre cette autonomie. « En décembre 2017, le taux de recouvrement
des recettes propres s’élevait à 47,12% contre un taux de transfert étatique de 82 % (Ministère de
l’Économie et des Finances, 2018, p. 4) ». À l’instar d’autres communes, Bouaké reste fortement
dépendante de l’État. Ce contexte met en lumière l’inefficience de l’autonomie financière communale
dans la réalisation des infrastructures et équipements locaux. Dès lors, l’étude vise à comprendre le lien
entre l’autonomie financière et le développement local à Bouaké. Pour ce faire, une méthodologie
combinant la recherche documentaire et une enquête de terrain a été adoptée. Cette étude a révélé les
caractéristiques de l’autonomie financière du Conseil municipal. Cette autonomie est contraignante car
elle révèle une diversité d’acteurs financiers régis par une réglementation. De plus, l’inexistence de cette
autonomie est traduite par l’augmentation de la subvention financière étatique (de 37873517 F CFA,
soit 1,55 % de recettes recouvrées en 2020, elle s’élève à 631508216 F CFA, soit 18,65 % de recettes
recouvrées en 2021). Malgré la faiblesse de la mobilisation des ressources financières, la commune a
réalisé des projets comme la construction de marchés, d’écoles et de centres de santé. Ainsi, face à la
persistance de l’inexistence de l’autonomie financière, la notation financière et l’assemblée citoyenne
de Bouaké constituent les stratégies de résilience de la commune.
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Auteur(s):
DIBY Kouadio Jean, DJE Yao Lopez.
Pages : 201-212
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LES RÉTOMBÉES SOCIOÉCONOMIQUES DE LA PRÉSENCE DES VOLTAÏQUES EN CÔTE D’IVOIRE ET EN HAUTE VOLTA : 1960-1984
Résumé de l’article
Le présent article examine la question de la migration des Voltaïques qui a débuté pendant la
colonisation et s’est prolongé après l’indépendance avec les autorités ivoiriennes. Cette migration qui
est liée au développement de l’économie de plantation en Côte d’Ivoire s’est déroulée grâce à la
Convention Ivoiro-voltaïque de 1960 qui s’est tenue en Haute Volta. À l’issue de celle-ci, la maind’œuvre Voltaïque est venue massivement en Côte d’Ivoire pour apporter leur force de travail au
développement des cultures de rentes et à plusieurs secteurs d’activités. Cette présence en Côte d’Ivoire
a permis à ces migrants d’envoyer d’importantes sommes d’argent en Haute Volta afin de réaliser les
projets socio-communautaires et d’améliorer les conditions de vies des familles restées au pays.
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Auteur(s):
KOUAKOU Kouassi Éric.
Pages : 213-229
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ANALYSE PROSPECTIVE ET ORIENTATIONS STRATEGIQUES DE L’URBANISATION DANS LE DISTRICT AUTONOME DES MONTAGNES (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Le District Autonome des Montagnes, situé à l’extrême ouest de la Côte d’Ivoire, fait face à une
transition urbaine accélérée sous l’effet combiné de la croissance démographique, de l’exploitation
agricole et minière, et du retour progressif à la stabilité. Cette étude s’inscrit dans une démarche
prospective visant à anticiper les dynamiques d’urbanisation et à proposer des orientations stratégiques
pour un aménagement territorial équilibré à l’horizon 2050. En combinant analyse documentaire,
imagerie satellitaire et enquêtes de terrain, elle identifie les tendances actuelles marquées par une
urbanisation inégalement répartie, des déséquilibres infrastructurels, et une pression croissante sur les
ressources foncières et forestières. Deux scénarios contrastés se dégagent : l’un tendanciel, annonciateur
d’une urbanisation désordonnée et de fortes vulnérabilités ; l’autre résilient, misant sur la planification,
la densification raisonnée et la gouvernance participative. Les résultats démontrent qu’une politique
volontariste articulée autour de la connectivité, de la préservation environnementale et de la justice
spatiale pourrait transformer ce district encore marginalisé en un pôle urbain émergent. L’étude plaide
ainsi pour une urbanisation planifiée comme levier de durabilité territoriale, d’inclusion sociale et de
résilience écologique.
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Auteur(s):
Justin A. MAMA1, Guy WOKOU, Ibouraïma YABI.
Pages : 230-241
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INDICATEURS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES DANS LE DÉPARTEMENT DU COUFFO (BÉNIN, AFRIQUE DE L’OUEST)
Résumé de l’article
Les manifestations des changements climatiques dans le département du Couffo sont particulières. Ce
département a connu une évolution des évènements extrêmes climatiques liés aux changements climatiques.
L’objectif de cette recherche est d’étudier les indicateurs des changements climatiques dans le
département du Couffo. Les données climatologiques ont été analysées au moyen d’outils statistiques
appropriés. Les investigations socio-anthropologiques et documentaires ont été réalisées pour
appréhender les indicateurs des changements climatiques. Le traitement des données a été réalisé à l’aide
des logiciels Kronostat, SPSS et ArcView. Les résultats montrent que les indices sont compris entre -2,05
et 3,72 sur la série d’étude (1951-2024). La période regorge 48 % des années sèches et 52 % des années
humides. Les hauteurs des pluies ont chuté de 13,76 % sur la période 1981-2024 comparativement à la
période 1951-1980. Les années modérément sèches, sévèrement sèches, d’humidité extrême et
d’humidité sévère constituent les années de risques climatiques dans le département du Couffo. La
croissance est plus prononcée au niveau des températures minimales avec un taux de croissance de 0,5.
Le secteur de recherche s’est surchauffé avec une moyenne de 33,33 et 34,62 °C au cours des périodes
1973-2000 et 2001-2022. La hausse obtenue sur la période s’élève à 1,07 °C. En outre, la baisse des
pluies annuelles (25 % des enquêtés), le raccourcissement des saisons (24 %), le démarrage tardif des
pluies (19 %), la mauvaise répartition des pluies (17 %) et le démarrage précoce (14 %) constituent les
manifestations des changements climatiques dans le département du Couffo.
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Auteur(s):
KONÉ Basoma, TAPE Ange Mirelle Karelle, YÉO Namongo.
Pages : 242-255
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CULTURE MARAÎCHÈRE, UNE ALTERNATIVE CREDIBLE DE L’AUTONOMISATION DE LA FEMME DANS LA COMMUNE DE OUANGOLODOUGOU (NORD DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
La pauvreté ambiante qui sévit en milieu rural et urbain détermine les femmes à rechercher des solutions.
C’est ainsi que dans la commune de Ouangolodougou, les femmes s’impliquent dans la production
maraîchère. Cet article dont l’objectif est d’analyser la contribution du maraîchage dans la lutte pour
l’autonomisation de la femme s’est appuyé sur une recherche documentaire et une enquête de terrain
qui s’est déroulée en 2023. Au cours cette enquête, les productrices ont été interrogés sur les aspects de
la pratique des cultures maraichères à l’échelle de la commune et son poids dans l’amélioration des
moyens d’existence des femmes. Pour ce faire, l’on a décidé en s’appuyant sur la méthode de choix
raisonnée d’enquêter 80 productrices. Les résultats obtenus indiquent que le maraîchage est une activité
pourvoyeuse d’emploi, une source de revenus significatifs et un moyen alternatif pour pallier la pauvreté
de la femme en milieu rural. Les revenus mensuels engrangés par productrice à l’issue de la
commercialisation vont de 20 000 à 120 000 FCFA. Ces fonds monétaires obtenus jouent un rôle
prépondérant dans le développement de la commune à partir de la création des activités intermédiaires
notamment le transport et le commerce des légumes. Les gains issus de ces activités permettent aux
femmes d’améliorer leurs conditions de vie. Il leur permet de se construire des maisons, de scolariser
leurs progénitures et de résoudre leurs différents problèmes socioéconomiques. Les résultats fort à
propos indiquent que 28% ont construit des maisons, 50% ont acheté des motos et 9% des tricycles.
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Auteur(s):
Kanga Konan Victorien .
Pages : 256-269
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LE REDIMENSIONNEMENT DU CANAL DE VRIDI : UNE OUVERTURE OCEANE IMPORTANTE POUR LES ACTIVITES AU PORT D’ABIDJAN (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Le canal de Vridi achevé en 1951 donne à la Côte d’Ivoire un accès vital sur le monde extérieur à
travers l’océan Atlantique. Ce canal permet le contact direct du port d’Abidjan avec la mer favorisant
ainsi l’achement des travaux dudit port et son ouverture officielle. Pendant plus de 60 ans, le canal de
Vridi a servi de lieu de passage de plus de 2000 navires par an assurant le commerce et les échanges
extérieurs du pays. Ce sont des marchandises allant de 10 à 15 millions de tonnes par an qui ont alimentés
les importations et les exportations au port d’Abidjan durant la période de 1960 à 2018. Cependant, avec
les grands changements intervenus au niveau des transports maritimes impliquant la taille et le tirant
d’eau des navires. Le canal de Vridi est vite limité car ne pouvant plus accueillir tous types de navires.
Pour résoudre ce problème les autorités portuaires ont optés pour un redimensionnement du canal de
Vridi par un approfondissement et élargissement des mesures. Quel est l’impact du redimensionnement
du canal de Vridi sur les activités du port d’Abidjan ? Cette contribution a pour objectif de montrer
l’impact du redimensionnement du canal de Vridi sur les activités du port d’Abidjan. La démarche
méthodologie pour atteindre l’objectif se résume à la recherche documentaire, les enquêtes et
observation sur le terrain, les interviews et discussions de groupe. Les résultats montrent que de
gigantesques travaux de redimensionnement ont été faits à travers l’élargissement et
l’approfondissement du canal pour donner de nouvelles dimensions. L’impact du redimensionnement
sur les activités du port d’Abidjan se signale à la faveur du deuxième terminal à conteneurs, les autres
travaux d’aménagement (terminal céréalier, minéralier, rouliers etc), une capacité d’accueil des plus
grands navires au monde, un développement du trafic conteneur, un repositionnement du port d’Abidjan
comme référence mondiale, un Hub de redistribution et de transbordement sous-régional.
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Auteur(s):
Nicole Yolande EBAMA, Prince Loïque MABA NGOULOUBI.
Pages : 270-282
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CARACTERISATION D’UNE ACTIVITÉ RURALE EN MILIEU URBAIN. L’EXEMPLE DU MARAICHAGE, UNE ACTIVITE AGRICOLE PRATIQUEE DANS LES QUARTIERS DE BRAZZAVILLE (REPUBLIQUE DU CONGO)
Résumé de l’article
En République du Congo, le maraîchage est l’une des activités rurales pratiquée en milieu urbain. Elle
a été basée sur les enquêtes de terrain, réalisées du 15 au 30 novembre 2024 et du 03 au 10 janvier 2025,
dans 4 sites répartis dans 4 Arrondissements auprès de 132 producteurs. Le nombre des acteurs enquêtés
varie entre 20 et 53. La méthodologie de collecte des données a porté sur les groupes de travail, les
entretiens, et un questionnaire administré à un échantillon des acteurs trouvés sur les sites. Les
principaux résultats indiquent que l’accès aux parcelles maraîchères est largement influencé par les
contraintes foncières, car, l’urbanisation incontrôlée exerce une pression sur les sites avec une réduction
importante des exploitations. Ainsi, 61 % des actifs pratiquant le bail foncier. Cette activité mobilise en
majorité les femmes, soit 62 % contre 38 % des hommes. Ils sont constitués de 58 % des congolais, 27
% des congolais de la République Démocratique du Congo, contre 15 % des rwandais. Plus de 50 % des
producteurs sont pluriactifs et 71 % ont un niveau d’étude secondaire. Il ressort que 31 % des actifs
estiment avoir des revenus élevés ; 47 % moyens, contre 22 % faibles. Ces revenus générés sont utilisés
à 64 % pour le financement des dépenses essentielles des ménages ; 22 % sont consacrés à l’épargne et
14 % sont réinvestis pour l’acquisition des fertilisants améliorés.
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Auteur(s):
KRAMO Yao Valère.
Pages : 283-295
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IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET SANITAIRES DE L’OCCUPATION IMMOBILIERE DES BAS-FONDS DANS LA VILLE DE BOUAKE (CENTRE DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Les difficultés d’accès au foncier urbain obligent les populations à une colonisation immobilière des
territoires inconstructibles en dépit des risques environnementaux et sanitaires inhérents. Cette étude
s’attarde à analyser les facteurs explicatifs, les implications environnementales et les risques sanitaires
induits par l’occupation immobilière des bas-fonds à l’échelle de la ville de Bouaké. A cet effet, la
méthodologie retenue a mis à contribution une recherche documentaire, une observation directe, un
inventaire, des entretiens et l’administration d’un questionnaire à 175 personnes dans 9 quartiers choisis
de manière raisonnée. Les résultats montrent que les superficies de bas-fonds occupés par des habitats
humains sont passés de 9,71 hectares en 1988 à 1512 hectares en 2023. Cette dynamique résulte à 57%
du coût abordable du foncier, à 11% de volonté personnelle, à 24% de procédures administratives et à
8% de logiques géographiques. Les acteurs d’opération vénale du foncier sont représentés à 43% par les
autorités coutumières, à 28% par les agents immobiliers à 17% par des particuliers et à 12% par la
mairie. L’implantation des bâtiments à l’intérieur des bas-fonds provoque une destruction de
l’écosystème, une imperméabilité des sols. Les occupants desdites résidentes sont exposés à une
humidité permanente, à une insalubrité multifactorielle. Il en découle une émergence de risques
sanitaires ponctués de maladies environnementales dominées par le paludisme. Les risques de fièvre
typhoïde, d’infections infanto-juvéniles, de fissuration et d’écroulement des murs constituent des
indicateurs de vulnérabilité environnementale. Ces indicateurs traduisent la déficience de la politique de
ville durable.
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Auteur(s):
BOSSON EBY JOSEPH, KOFFI FILS EPAPHRAS JONATHAN.
Pages : 296-311
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CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES ET ÉCONOMIQUES DES RESIDENTS DES BATIMENTS VERTICAUX À LA RIVIERA PALMERAIE, ABIDJAN (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
L’objectif de cet article est de déterminer les caractéristiques sociodémographiques et économiques des
occupants des bâtiments en hauteur à la riviera palmeraie.
Les données mobilisées pour atteindre cet objectif ont été collectées à partir de l’administration d’un
questionnaire auréolé de l’utilisation d’un guide d’entretien auprès des chefs de ménage résidant dans
les bâtiments verticaux. Il ressort de l’analyse que les chefs de ménage résidant dans les bâtiments en
hauteur à la Riviera palmeraie sont des adultes avec 68,75% ayant un âge compris entre 25 et 54 ans. Ils
sont pour la plupart de nationalité ivoirienne et de sexe masculin. Les ménages enquêtés vivent dans des
logements de moyen et de haut standing. 96,88% des chefs de ménage vivent dans des logements qui
coûtent entre 50 000 et 200 000 franc CFA et composés en majorité de 2 et 3 pièces. Avec un niveau
d’éducation généralement du supérieur et du secondaire, ces chefs de ménage ont des revenus supérieurs
à 200 000 Franc CFA. 63,54% travaillent dans le secteur privé et 13,54% sont des fonctionnaires. Aussi,
près de la moitié des enquêtés vivent en concubinage, l’autre moitié comprend 30% de mariés, 20% de
célibataires et 3% de veufs/veuves. Ils vivent dans leur grande majorité dans des logements collectifs,
ont un ménage composé de 2 à 4 personnes et sont des locataires.
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Auteur(s):
Issa TOGOLA.
Pages : 312-322
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MOBILITE URBAINE ET DEVELOPPEMENT DES CENTRALITES SECONDAIRES A BAMAKO
Résumé de l’article
Bamako se caractérise par la multipolarité où le centre concentre les équipements les plus importants
(marchés, administrations, universités) alors que les centres secondaires de plus en plus dynamiques.
Cette redistribution crée de nouveaux pôles d’attraction et diversifie les flux de mobilité nécessitant une
adaptation des réseaux de transport collectifs pour répondre efficacement à ces nouveaux besoins.
Contrairement au centre-ville à Bamako, les centres secondaires sont peu desservis par les lignes de
transports en commun. Comment ces mutations urbaines influencent-elles la pratique de mobilité des
habitants des quartiers périphériques vers les centres secondaires à Bamako ?
L’objectif de cette recherche consiste à montrer l’impact des transformations urbaines sur la pratique de
la mobilité des habitants des quartiers périphériques vers les centres secondaires à Bamako.
La méthodologie s’est focalisée sur la recherche documentaire, l’observation et l’enquête de terrain. La
méthode quantitative a été privilégiée avec le questionnaire comme outil de collecte de donnée.
Les résultats montrent l’absence de ligne entre le lieu d’habitation des populations et leurs espaces
d’activités. Ce qui pénalise les plus les populations les vulnérables en augmentant leurs coûts et temps
de mobilité. L’augmentation des coûts de mobilité vers les populations à faible revenus renforce la
ségrégation et la précarisation urbaine.
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Auteur(s):
COULIBALY Amadou, DIABAGATE Abou, KOUDOU Welga Prince.
Pages : 323-340
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MODES D’APPROVISIONNEMENT ALTERNATIFS EN EAU POTABLE DANS LA COMMUNE DE BINGERVILLE
Résumé de l’article
Bingerville est une commune confrontée à une urbanisation rapide qui s’explique par sa fonction de
ville-dortoir, relais de l’excroissance d’Abidjan. L’offre d’approvisionnement en eau potable ne parvient
pas à répondre équitablement à la demande de consommation de la population. Les populations des
quartiers périphériques et méridionales souffrent d’une insuffisance d’approvisionnement en eau
potable. Face à cette situation, ces habitants, dans une dynamique de résilience, recourent à des modes
d’approvisionnement alternatifs au réseau d’adduction en eau potable. Cet article vise à montrer les
initiatives locales mises en œuvre par la population pour surmonter les défis posés par la défaillance du
système public d’approvisionnement en eau potable à Bingerville en déterminant d’une part, ces modes
d’approvisionnement en eau potable et d’autre part, à analyser les impacts socio-économiques.
S’appuyant sur une approche qualitative et quantitative (observation directe, entretien semi-directifs et
questionnaire ménage), l’étude a permis, d’une part d’identifier une diversité de modes
d’approvisionnement en eau potable qui témoignent de la résilience des habitants des zones vulnérables,
et d’autre part de relever le lourd tribut social payé par ces populations (forte implication des enfants,
déplacements et portage de l’eau, mise en péril de la santé etc.). L’étude relève également que ces
différents modes d’approvisionnement en eau potable ont développé une économie informelle de la
redistribution de l’eau potable à Bingerville.
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Auteur(s):
Mamadou Mariame Diallo, Aliou SENE.
Pages : 352-364
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ORIGINE ET ÉVOLUTION DU DAARA EN SÉNÉGAMBIE (XVème- DÉBUT DU XXIème SIÈCLE
Résumé de l’article
Cette étude historique examine l’origine, l’évolution et les défis de l’enseignement islamique traditionnel,
connu sous le nom de Daara, en Sénégambie du XVème au début du XXIème siècle. Elle vise à retracer
le développement du Daara et à évaluer son rôle dans l’éducation et la société sénégambienne à travers
les siècles. Pour la méthodologie nous nous sommes appuyés sur une analyse approfondie des sources
historiques pertinentes, telles que les documents d’archives, les récits de voyageurs et les études
antérieures sur le sujet. Les enquêtes sur le terrain ont permis d’approfondir cette analyse. Les entretiens
effectués concernent des questions relatives à l’origine du Daara et à la pédagogie appliquée dans cette
institution. Une attention particulière est accordée au contexte socioculturel et politique qui a façonné
l’évolution du Daara au fil du temps. Les principaux résultats obtenus montrent que l’enseignement
islamique dans les Daaras remonte au XVème siècle et son introduction est liée à l’islamisation
progressive des sociétés sénégambiennes. Cette étude est susceptible d’offrir une vision panoramique
sur l’histoire du Daara et de l’enseignement islamique traditionnel en Sénégambie. Dans cet espace, le
Daara constitue la première institution basée sur l’écriture et a joué un rôle important dans l’islamisation
des sociétés sénégambiennes. Malgré l’opposition des autorités coloniales, le Daara s’est développé et
implanté durablement en Sénégambie, reflétant la résilience de cette institution éducative traditionnelle.
Le système pédagogique du Daara s’appuie sur la transmission orale des connaissances, conformément
aux traditions des sociétés négro-africaines, mais fait face aujourd’hui à la nécessité de s’adapter aux
réalités contemporaines.
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Auteur(s):
Agnès VISSOH, Akibou AKINDELE.
Pages : 365-377
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FACTEURS D’ACCROISSEMENT DE LA VULNERABILITE DES POPULATIONS A LA MENINGITE DANS LA ZONE SANITAIRE TANGUIETA-MATERI-COBLY (BÉNIN, AFRIQUE DE L’OUEST)
Résumé de l’article
Les méningites représentent un danger mondial. Ces infections dévastatrices causant de nombreux décès
et séquelles font partie des défis mondiaux à résoudre pour garantir la santé de tous. L’objectif de cette
recherche est d’étudier les facteurs d’accroissement de la vulnérabilité des populations à la méningite
dans la zone sanitaire Tanguiéta-Matéri-Cobly.
Les données climatologiques ont été analysées au moyen d’outils statistiques appropriés (indice et ratio).
Les investigations socio-anthropologiques ont été réalisées pour appréhender les perceptions des
populations sur la méningite. Le traitement des données a été réalisé à l’aide des logiciels SPSS et
ArcView.
Les résultats montrent que la zone sanitaire Tanguiéta-Matéri-Cobly connaît en moyenne deux
séquences saisonnières à savoir : une grande saison sèche et une grande saison pluvieuse. La saison
sèche aride et poussiéreuse augmente le risque d’infection (88 % des enquêtés). De plus, la difficulté
d’accès à l’eau potable et à l’assainissement (39 % des personnes interrogées), la promiscuité et le
surpeuplement (34 % des enquêtés) et le faible niveau socio-économique et la pauvreté (27 %)
constituent les facteurs d’accroissement de la vulnérabilité des populations à la méningite. Le taux
d’attaque est très élevé dans la zone sanitaire Tanguiéta-Matéri-Cobly en 2012 et 2016. Les Communes
de Tanguiéta et de Cobly sont les localités qui paient le plus lourd tribut de cas de méningite.
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Auteur(s):
Chaberth OSSINA NGOÏ, Jovial KOUA OBA 2.
Pages : 378-390
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VARIATION DU RYTHME HYDRIQUE DANS LE DEPARTEMENT DE LA SANGHA (Congo Brazzaville)
Résumé de l’article
L’eau dans le sol n’est pas statique. Elle varie d’une saison à une autre. Cette variation d’eau dans le sol
dépend étroitement des précipitations. En effet, l’eau est un élément indispensable pour la production
agricole. Cet article propose une analyse de la variation du rythme de l’eau dans le sol dans le contexte
des changements climatiques afin de réduire les risques pouvant compromettre la production agricole
dans le département de la Sangha. Les données utilisées dans cette étude proviennent de l’analyse de la
variabilité des précipitations et de l’évapotranspiration potentielle (ETP). L’évapotranspiration
potentielle est calculée d’après la formule de Penman et les bilans de l’eau ont été obtenus par la méthode
de Thornthwaite. L’analyse montre que la saison MAM enregistre plus de précipitations décadaires
inférieures aux ETP décadaires que la saison SON. En plus, la situation hydro climatique présente une
tendance haussière des années sèche et très sèche. Les ETP mensuelles et saisonnières varient en phase
alors que les ETP décadaires présentent une alternance des périodes de hausse et de baisse. Par contre,
la variation de l’eau présente quatre phases distinctes les unes des autres. Cette étude a permis de montrer
la répartition de l’eau dans le sol et de comprendre le comportement des cultures dans les différentes
phases de la variation de l’eau que les cultures peuvent utiliser.
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Auteur(s):
Nouhou ALI.
Pages : 391-400
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CHANGEMENTS ENVIRONNEMENTAUX ET ACTIVITES RURALES : PECHE ET EXPLOITATION DES CRIQUETS COMESTIBLES DANS LE NORD-TILLABERI, NIGER
Résumé de l’article
Le contexte climatique du sahel est généralement perçu comme un environnement contraignant avec
des sécheresses, des disettes ou famines chroniques, des invasions acridiennes, etc. Même si les impacts
de ces manifestations de la variabilité climatique sur les ressources environnementales restent
préoccupants, des améliorations localisées dues aux hausses des précipitations sont observés depuis une
quinzaine d’années. C’est dans ce contexte que les modifications des écosystèmes et cette relative
reprise des précipitations ont entrainé la formation de mares et le développement d’écotopes favorables
aux niches à criquets comestibles. Cette étude s’est fixée comme objectifs d’analyser les conditions
climatiques ayant favorisées les modifications environnementales au Nord de Tillabéri, les ressources
concernées, les types d’exploitations et les profits générés aux populations locales. Une cartographie
des mares de pêche ainsi que les niches de concentration des criquets est détaillée. Un échantillon de 80
pêcheurs et des personnes œuvrant dans la chaîne d’exploitation des criquets furent enquêtés. La
corrélation entre les facteurs climatiques (précipitations) et les quantités de poissons pêchés et de
criquets comestibles est peu signifiante (0,3 de coef.). L’exploitation de ces ressources génèrent des
revenus considérables permettant aux paysans de subvenir à leurs besoins quotidiens.
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Auteur(s):
Sékou CAMARA.
Pages : 402-417
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DYNAMIQUE DE L’OCCUPATION DU SOL LIÉE A L’ORPAILLAGE AU MALI : CAS DE L’ÉCHELLE COMMUNALE DE SELEFOUGOU DE 1980 À 2020, CERCLE DE SELINGUE
Résumé de l’article
Au Mali, le nombre de sites d’orpaillage n’a cessé d’augmenter au cours des vingt dernières années. Le
dérèglement climatique, les enjeux économiques de l’or et l’absence d’encadrement formel des
orpailleurs ont entrainé une dégradation sans précédent des ressources naturelles.
Selon plusieurs études sur l’orpaillage, la modernisation des moyens de production est à l’origine de la
dégradation environnementale. Ainsi, cet article s’interroge sur les mutations liées à la pratique de
l’orpaillage. Les phénomènes étudiés sont alors constitués de composantes temporelles, spatiales et
fonctionnelles. Quelles sont les forces qui entraînent, un mouvement, une évolution à l’intérieur de
l’écosystème (les plantes, les animaux, le sol et l’eau) ?
L’objectif de cet article est de démontrer, que l’orpaillage est à l’origine des dégradations
environnementales dans la Commune Rurale de Séléfougou (Sud-Ouest du Mali). La méthodologie
adoptée associe les recherches documentaires, les enquêtes de terrain et l’étude diachronique. Ces
enquêtes de terrain sont réalisées entre 2019 à 2020. Les images Landsat des années 1980, 2000 et 2020,
d’une résolution de 30 m ont permis d’identifier l’évolution spatiale et temporelle du couvert végétal à
l’échelle de la Commune.
Nos résultats montrent qu’entre 2000 et 2020, plus de 6803 hectares de végétation ont été transformées
en surface d’orpaillage, la même matrice a révélé que les sols nus ont augmenté de plus de 7058 hectares.
Il ressort de nos analyses que les diverses politiques de protection de l’environnement en matière
d’orpaillage ont des insuffisances sur le terrain à l’échelle communale.
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Auteur(s):
KONATE Ibrahim Tiessolo.
Pages : 418-432
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MIGRATION ET DYNAMIQUE DE L’ESPACE URBAIN DE LA RIVE GAUCHE DU DISTRICT DE BAMAKO (REPUBLIQUES DU MALI)
Résumé de l’article
La communauté malienne se caractérise par sa forte structuration et sa capacité de mobilisation. Dans
le contexte socio-économique du Mali, la migration apparaît comme une stratégie de lutte contre la
pauvreté si l’on s’en réfère aux caractéristiques des zones. L’enclavement et les difficultés d’accès aux
services de base ; etc., représentent les causes de la migration vers Bamako.
La conséquence est une urbanisation galopante. Ainsi la rive gauche, ville d’origine et économique de
Bamako, connait un phénomène migratoire très remarquable. Les mouvements migratoires
s’effectuent essentiellement des pays voisins et de l’intérieur. Cet état de fait s’explique par des
facteurs migratoires.
C’est durant cette période que certains quartiers sont développés et d’autres sont créés comme les ACI.
L’objectif est d’étudier les effets de la migration sur la transformation spatiale de la rive gauche.
La démarche méthodologique s’appuie sur une approche mixte : la méthode qualitative et quantitative.
Les résultats: Le parcours d’installation des ménages a été retracé avant leur installation finale. Les
quartiers centraux constituent le point de passage.
La migration et les dynamiques sociales ont contribué à la genèse perpétuelle des nouveaux quartiers
en périphéries. Toutes les communes environnantes sont peuplées (Dialakorodji, Sangarebougou, …).
Depuis des décennies, les migrants ressortissants se font remarquer par d’importants investissements
dans le développement social. Ces migrants se sont substitués à la puissance publique, dans des
domaines de service urbain.
La migration a-t-elle des effets sur la dynamique spatiale ? Cet article tente d’apporter quelques
éléments de réponses à cette question.
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Auteur(s):
Dje Bi Kahou Albert, N’Guessan Amenan Mireille Jeanne Christine.
Pages : 433-443
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LA REPRESENTATION DE L’INFLUENCEUR-ANIMATEUR DANS LE PAYSAGE AUDIOVISUEL IVOIRIEN : CONSTRUCTION OU DECONSTRUCTION DE LA REALITE SOCIALE
Résumé de l’article
De tous les bouleversements sociaux qui ont cours à l’ère du numérique, le phénomène d’influenceur
est sans nul doute, celui qui est le plus sujet de critiques négatives. Cependant, force est de constater
que les influenceurs ont littéralement envahi l’espace audiovisuel ivoirien malgré l’existence des
établissements de formations des journalistes et hommes de médias. Nous parlons désormais
d’influenceurs-animateurs et d’influenceurs-journalistes. Le présent article se propose d’abord
d’analyser la perception de la société de l’influenceur-animateur dans le paysage audiovisuel ivoirien,
ensuite, de comprendre les raisons de ce choix et enfin de proposer des pistes de solutions pour endiguer
ce phénomène. Celui-ci constitue une économie informelle pour plusieurs raisons notamment la
monétisation en dehors des circuits formels, l’autonomie vis-à-vis des médias traditionnels etc.
L’approche méthodologique utilisée pour la réalisation de la présente étude, repose essentiellement sur
la collecte et l’analyse des données. Elle s’inspire à souhait des ouvrages généraux et spécifiques se
rapportant directement ou indirectement à la thématique proposée.
L’analyse révèle que l’influenceur-animateur occupe une position ambivalente. D’un côté, il valorise
des codes populaires, donne la parole à des figures marginales et reflète certaines réalités sociales
ivoiriennes. De l’autre, il contribue parfois à une mise en spectacle du social, renforçant les stéréotypes,
la recherche du buzz, et une certaine superficialité dans le traitement de sujets sociaux sérieux. Les
téléspectateurs interrogés ont des perceptions contrastées : certains y voient une démocratisation de la
parole, d’autres une dégradation des normes professionnelles.
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Auteur(s):
André Christ NGOULOUMA, Ghislain MOBILANDZANGO M, Damase NGOUMA.
Pages : 444-459
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IMPACTS SOCIO-ECONOMIQUES DE L’AGRICULTURE VIVRIERE MARCHANDE DANS LE DISTRICT DE MOKEKO (DEPARTEMENT DE LA SANGHA, REPUBLIQUE DU CONGO)
Résumé de l’article
En République du Congo tout comme dans d’autres pays d’Afrique subsaharienne, l’agriculture vivrière
constitue la principale activité en zones rurales avec l’emploi de plus de 70 % des actifs. Cette étude
vise montrer l’impact de l’agriculture vivrière sur la vie socio-économique des producteurs agricoles
dans le district de Mokéko, dans le département de la Sangha.
Elle s’est basée sur les investigations de terrain, réalisées entre octobre 2020 et janvier 2021, dans 12
villages repartis en six axes sur les 51 que compte la zone d’étude auprès de 210 actifs agricoles dont
l’âge varie entre 40 ans et plus. Le nombre d’enquêtés par village oscille entre 10 et 25. La méthodologie
de collecte des données a porté sur les groupes de travail, les entretiens avec les producteurs agricoles,
et un questionnaire administré à la population échantillon.
Les principaux résultats montrent que l’agriculture reste essentiellement dépendante d’un outillage
rudimentaire et des techniques archaïques avec la prédominance des actifs de sexe masculin, soit 58 %
contre 48 % des femmes. On note une proportion importante des terres exploitées par les descendants
des clans terriens, soit 69 %, 16 % accèdent par don ; 13 par achat aux propriétaires fonciers et 3 % par
bail. Les circuits court et moyen de commercialisation permettent aux producteurs d’écouler leurs
produits sur les marchés locaux et urbains. Les revenus issus de la vente des produits agricoles sont
largement utilisés pour les dépenses primaires des ménages, soit 90 % ; 2 % pour l’épargne contre 8 %
réinvestis dans les activités agricoles. L’agriculture demeure la principale activité économique de la
zone d’étude.